Langue maternelle et progrès

Il y a quelques temps, un enthousiasme sans précédent m’a envahi, pour lancer une initiative qui prétend participer à l’amélioration de l’image de la langue arabe, et ce au sein même de nos sociétés arabophones. Cet enthousiasme me pousse à profiter de cet espace adaien pour partager mes reflexions avec vous.

Bien évidemment, Une langue qui offre des possibilités de progrés culturel et scientifique doit être assez riche léxicalement et une capacité d’extension et d’enrichissement. La maitrise d’une telle langue permet d’élargir les horizons de réflexions et conditionne en quelques sortes les capacités des individus à imaginer, à raisonner, à créer… Je pense qu’une langue comme l’arabe a cette capacité là, cette richesse qui lui permet de passer avec succès l’épreuve du temps.

L’Histoire nous apprend beaucoup de choses. Les traductions de livres « des anciens » ou « des autres » occupent une place clé dans ce que les historiens nous signalent. A chaque fois qu’on parle d’apogée de telle ou telle civilisation, il y a un prérequis d’acquisition de la connaissance depuis une langue étrangère vers la langue maternelle. C’était le cas de la civilisation arabo-musulmane, de l’europe occidentale quelques siècles après.

Réfléchir, faire des raisonnement et faire avancer les sciences (…) dans un espace géographique donné et dans une langue maitrisée par la majorité de la société qui occupe ce même espace ne fait qu’alimenter encore et encore cet élan de création.

PS : si ce texte est en Français, c’est que je n’ai pas de clavier en arabe au moment de son écriture J

Samih ELJ

Ipest 2003-2005/INT 2005-2008

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