Paroles d’une ADAIenne (1): Un tableau florentin

Du côté de la mer rouge
Avec le bleu sang qui dans mes veines bouge
Elle se farde et se regarde
Dans la glace des coquilles noires qui gardent
Des perles sans éclats
Et des pierres violettes les entourant en amas
Des couleurs lui semblent si ternes
Elle alluma autour d’elle toutes les lanternes
Le monde était à dominante rouge noir
Et luisait nonchalamment sous les étoiles du soir
Elle souffrait souvent d’un abus de fard à joues
Et s’affaissait sous le poids de son corps mou
Le phare irritait ses paupières mi-closes
Mais éclairait le rivage pour les navires entreprenant une pause
Elle portait un magnifique trône de corail
Apporté du royaume des sirènes, par delà des murailles
Au fond de ces mers, de la mer baltique
Et parlait sur un ton sarcastique
Ses paroles saignaient encore
D’un sang si pur sur ma flore
Celle de mon jardin aérien et marin
Et encore sur celle de mon tableau florentin
Assez ! Tes vilains pleurs me déchirent
Te dénudent de ton manteau cachemire et tu te tires
Va t’en reine des marrées et du marre
Tu finiras par enlever les bijoux qui te parent
Et crever comme un rat à l’église
Qui ne sait jamais transfigurer sa déguise

Rania Hellali

IPEST 2007-2009

ENSI 2009-2012

Membre ADAI Tunisie

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